Aratika : à la découverte de la vie Paumotu

30 août, peu après le lever du soleil, nous franchissons la passe d’Aratika, réputée difficile. Le Capitaine, debout sur les barres de flèche, donne ses indications au second, à la barre. Nous sommes bien concentrés,  l’eau est très claire et nous n’avons aucun mal à voir où se situent les zones à éviter. Nous sommes bientôt dans le lagon magnifique, que nous traversons. Hent-Eon nous suit de près. Nous mouillons notre ancre devant l’ancien village, aujourd’hui abandonné. Seul Georges, le diacre vit encore dans la sacristie.


Nous faisons rapidement la connaissance de Assam et Vaiani, ainsi que de leurs deux filles et leur petite-fille, sur le motu voisin. Ils nous parlent de leur vie à Aratika. Leur activité principale, depuis l’arrêt de la culture de la fameuse perle noire est la récolte du coprah, la chair de coco séchée qui est vendue à l’huilerie de Tahiti pour en faire du monoï. La culture de la perle a cessé  car le marché a dégringolé et une anémone, qui se développait dans le lagon suite à des croisements d’huîtres importées de d’autres atolls, empêchait les huîtres de bien se développer. Assam nous explique que c’est un mal pour un bien puisque l’arrêt de la perliculture permet au lagon de se reposer, de se régénérer. Vaiani ramasse sur le récif de très jolis coquillages et en fait des vases, des colliers, et d’autres objets de décoration. Ils nous emmènent voir leur parc à poissons, situé dans la passe. A l’entrée, un grand entonnoir dirige les poissons poussés par le courant dans le parc. Parfois des requins s’y trouvent, il faut alors les libérer. Aujourd’hui nous y voyons des perroquets, des rougets, un gros mérou, un poisson-ballon… Comme le dit Assam : « nous vivons de la pêche ». De ce côté du lagon, les poissons ne sont pas touchés par la ciguaterra, et nourrissent ainsi toute la famille. 
Sur le motu voisin, vivent Ida, Taane et Emmanuel. Ils nous invitent à partager leur repas du dimanche midi. Nous goûtons pour notre plus grand plaisir le pain Paumotu, les bénitiers ( très jolis coquillages) au lait de coco, le ipo (préparation à base de farine, de sucre et de lait de coco), la poule du motu, le poisson grillé accompagné de miti hue ( noix de coco râpée fermentée avec des bernard-l’hermite). C’est un repas de fête ! Eux mangent du poisson matin, midi et soir.


Ida emmène les filles cueillir des fleurs de frangipannier, hibiscus, tiare Tahiti puis nous apprend à confectionner des couronnes. Nous ne sommes pas rapides mais nous nous appliquons et nous sommes contentes du résultat. Les hommes, eux, mettent du coeur à l’ouvrage pour réaliser des colliers de coquillage. Nous sommes ravis de découvrir ces savoir-faire.

Une nuit de pleine lune, Taane emmène les hommes à la pêche au rouget, chacun sa canne à pêche et hop ! François rentre au petit matin, des étoiles dans les yeux. Il garde un souvenir enchanté de cette nuit au clair de lune. Les filets des rougets sont levés et nous dégustons tous ensemble les beignets au petit déjeuner. Un régal ! Nous partons ensuite à la pêche au benitier (pahua en polynésien), armés de tournevis, pendant que François chasse en apnée. Le lagon recèle de nombreux trésors ! 


Nous apprenons à distinguer les differents stades de maturation de la noix de coco. La noix de coco verte est pleine d’eau et sa chair est très fine, transparente, c’est le niha. Lorsque la noix est un peu plus mûre, elle contient un peu moins d’eau, sa chair est plus épaisse : c’est le omotto, qui est utilisé pour faire le pain Paumotu. Ensuite vient le stade que l’on connait plus, lorsque l’exterieur de la noix est marron, il y a encore un peu moins d’eau, la chair est bien blanche, épaisse et est utilisée pour faire le lait de coco. Encore plus tard, la noix germe, il n’y a plus d’eau, le uto prend toute la place à l’intérieur de la noix. Le uto est sucré, il se mange comme une friandise. 

Les journées sont bien remplies. Le soir, nous retrouvons Georges pour des parties de pétanque. Nous n’avons jamais vu de terrain avec une si belle vue. Georges attrape un kaveu, un magnifique crabe de cocotier aux tons bleus et rouges, qui construit sa maison dans la végétation au pied des cocotiers et se nourrit de noix de coco. Nous apprenons à le préparer avec lui, puis il nous l’offre. Encore un excellent moment, la chair du crabe est délicieuse.

Un matin nous partons nager dans la passe et à peine à l’eau, juste en dessous de nous, un requin gris de trois mètres environ evolue tranquillement. Je le suis un peu moins mais finis par me détendre et nous passons un super moment. Nous voyons un gros poisson napoléon timide qui ne se laisse pas approcher. 
Pour parfaire ce decor de rêve et nous remettre de ces journées riches en emotion, nous installons le hamac et nous laissons bercer en contemplant le paysage. Parfois nous prenons brusquement conscience de la chance que nous avons de vivre ainsi notre rêve. 

Nous sommes heureux de découvrir la vie Paumotu, simple, proche de la Nature, loin du luxe et du confort matériel, et pourtant si riche ! Comblés d’avoir fait de belles rencontres et appris tant de choses. Nous sommes surpris de l’accueil si chaleureux dont nous avons bénéficié. Tant de gentillesse c’est incroyable ! 

Lors des au revoirs nous sommes couverts de cadeaux : le traditionnel collier de coquillages, un bracelet de perles noires, de belles porcelaines… Encore un endroit qu’il est difficile de quitter !

Il le faut pourtant. En route, direction Apataki !

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Fakarava : coraux par-ci, requins par-là

19 août 2017, début d’après-midi, Ribouldingue se présente à la passe Sud de Fakarava et rejoint sans encombre son lagon turquoise.  Le lendemain, nous appareillons pour Hirifa, un joli motu où nous mouillons non loin du catamaran jaune d’Antoine. Nous sommes vite rejoints par Hent-Eon, venu apporter sa touche de rouge sur la photo. Balade sur le récif, kayak, baignade, planche à voile, essai de kite surf… Cette mise en bouche est délicieuse.


Lorsque le vent se calme, nous retournons vers la passe Sud, réputée dans le Monde entier comme un des plus beaux spots de plongée. Dans la passe, le courant s’inverse, au rythme des marées, toutes les six heures. Nous choisissons le bon moment, lorsque le courant entre, pour nous y rendre en annexe. Les requins sont nombreux, paraît-il, et je suis un peu nerveuse d’aller à leur rencontre. Combis, masques, palmes, tubas, sont enfilés, il n’y a plus qu’à se jeter à l’eau et à se laisser pousser à l’interieur du lagon, les yeux grands ouverts pour profiter du spectacle incroyable qui défile. Aussitôt, subjuguée par ces coraux multicolores, ces poissons aux tailles et aux couleurs variées et ces centaines de requins paisibles, ma peur s’envole, et les yeux écarquillés je m’émerveille de ces paysages sous-marins. Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau et d’aussi grandiose, je voudrais que ça ne s’arrête jamais. François est dans son élément, il côtoie en profondeur les requins gris, les requins pointe noire et les requins pointe blanche qui viennent voir de près qui se balade ainsi nonchalamment dans leur jardin. C’est tellement beau, nous voulons en profiter au maximum, et nous referons quatre fois en deux jours ce voyage merveilleux dans la passe. Pour en profiter vous aussi, nous vous conseillons de regarder le très beau documentaire de Laurent Ballesta :  » Le mystère mérou ».

L’ambiance au mouillage est sympa, Francois participe avec plaisir à une partie de chasse sous-marine. Parmi tous ces requins, il y a des réflexes à acquérir pour ne pas les attirer : il faut tuer le poisson sur le coup, pour qu’il ne se débatte pas, puis le remonter rapidement en surface en le tenant contre soi. C’est en chassant qu’on apprend, la première prise de Francois servira de petit déjeuner aux requins, avant même de pouvoir espérer la remonter à bord. Un beau perroquet et un poisson-moustache sont tout de même tirés et cette fois remontés sans problème. Tous les poissons sont partagés et grillés au feu de bois sur la plage à la nuit tombée, au son du ukulele et des bavardages. La nuit est douce, la vie aussi, lorsqu’on réalise son rêve…
Navigation dans le lagon sous soleil et spi, ravitaillement au village de Rotoava, puis nous quittons Fakarava par la passe Nord, des souvenirs plein la tête. Aratika, un peu plus loin, nous attend…

(Merci à Hent-Eon pour les deux photos de Riboul’ sous voiles )

Ia Ora Na les Tuamotus !

6 août, nous partons pour les Tuamotus et les eaux marquisiennes nous font un dernier cadeau, une belle bonite mord à l’hameçon. Le Capitaine est rassuré, le leurre qu’il a fabriqué plaît enfin ! Le vent est faible, la houle forte et avec cette pluie, nous hésitons à faire halte à Ua-Pou pour la nuit. Mais finalement après s’être éloignés des hauteurs de l’île, le vent revient et la mer se calme, nous continuons notre route. Hent-Eon est sur le départ aussi, notre objectif est de naviguer en escadre et d’atterir ensemble sur l’atoll de Makemo.

Les deux premiers jours de nav’ sont très agréables, au portant et sous le soleil, Riboul’ est content de retrouver la pleine mer et file bon train, laissant Hent-Eon dans son sillage, et malheureusement hors de portée de VHF. Le spi profite d’un vent léger pour sortir de la soute à voile, les couchers de soleil émerveillent le Capitaine et son second, la boulangerie du bord reprend du service, il fait bon vivre ! Le Capitaine se lance dans la fabrication de jus de corrosol car tous les fruits murissent en même temps, et une tablette de chocolat nous fait la surprise de ré-apparaitre sur le devant de la scène. Elle se cachait depuis la Martinique, son sort est vite réglé : transformée en fondant chocolat-banane !

Le troisième jour, le vent mollit puis tourne, nous faisons un peu de moteur puis remontons au près dans une bonne brise. Les premières heures, lorsque la mer n’a pas eu le temps de se former, je vis pendant un de mes quart de nuit une des meilleures sensations de glisse de ma vie. 

Nous validons de façon très scientifique une nouvelle échelle de vent et d’état de la mer : l’échelle des p’tits dèj ! Tout en bas de l’échelle, lorsque le vent est constant et/ou la mer calme, les crêpes sont de sortie. Un peu plus haut, si certaines vagues chahutent un peu trop notre gros Riboul, les pancakes font leur entrée. En cas de houle ou de vent plus fort, qui nécessite une disponibilité de l’équipage plus importante, c’est crackers ou biscottes. Et le niveau le plus haut, celui que l’on n’aime pas atteindre, c’est semoule de couscous cuite n’importe comment avec trop d’eau, pas de sel et servie dans des bols, beurk, heureusement que ça n’arrive presque jamais ! A noter que le pain frais du Capitaine est hors catégorie car sa confection nécessite d’être entreprise dès la veille au soir, les conditions n’étant donc pas toujours raccord avec l’heure du petit dèj. Sur cette navigation, les conditions n’ont pas dépassé l’échelon « pancakes », c’est relax !


Nous avons pris du retard et l’arrivée à Makemo est compromise. En effet, les passes, qui sont des interruptions de la barrière de corail et qui permettent d’entrer dans un atoll, se pratiquent de préférence de jour et à l’étale, lorsque le courant de marée est le moins fort. 
Nous visons finalement Tahanea, un atoll désert plus au Sud, dont la passe semble large. Nous y arrivons en début de matinée, le 11 août, le Capitaine monte sur la première barre de flèche pour observer les remous dus au courant et juge que l’entrée est possible. Il nous offre même le luxe d’entrer à la voile. Coraux, eau turquoise, sable blanc, le paysage nous fait de l’oeil mais nous tâchons de rester concentrés sur la passe… Et puis ça y est, nous y sommes, notre premier lagon ! Nous mouillons à proximité de la passe et attendons le lendemain pour s’essayer à la navigation dans le lagon, en zig-zaguant parmi les patates de corail. 

Dans un décor somptueux, l’eau est turquoise et limpide, un requin pointe noire vient saluer notre arrivée au mouillage au Sud de l’atoll, à l’abri de la houle derrière un récif en forme de 7. Le motu (îlot de l’atoll) à quelques miles de là, apporte sa touche de vert.

Aussitot arrivés, les combis et les palmes sont enfilés, nous partons en balade sous l’eau. Les têtes de corail multicolores abritent de nombreux poissons tout aussi colorés, deux requins pointent (noir) le bout de leurs nageoires pour voir qui se promène par là. La visibilité est incroyable, nous nageons dans un aquarium !

Le boulanger du bord perfectionne son art et nous permet une dégustation de baguette digne d’un professionnel. Dans un tel décor, avec une baguette chaude et craquante, nous vous laissons imaginer l’extase de ce petit déjeuner…


Le temps est calme mais ca ne va pas durer, un coup de Maramu est annoncé, nous partons le 14 août nous mettre à l’abri d’un motu dans la partie Est du lagon, le Capitaine reprend du service sur la première barre de flèche pour avoir une bonne visibilité des patates de corail et pouvoir les éviter. 
Nous prenons nos quartiers pour plusieurs jours, les activités sont multiples et variées : balade sous l’eau, balade à terre sur le motu, confection de confiture de bananes en quatre rounds, escalade de cocotiers, tarte à la banane hypocalorique, lait de coco grâce à la râpe fabrication maison, rochers coco, lecture, planche à voile… 


Le vent se calme, c’est maintenant l’heure des retrouvailles avec Hent-Eon à Fakarava !

Apaé Fenua Enata…

En attendant l’article et les photos d’Elen et Lan sur les Marquises ( oui, oui, nous faisons toujours bosser nos invités !), le récit de notre dernière journée marquisienne. 

6 août 2017, nous regardons de la baie du Contrôleur, le soleil se lever pour la dernière fois sur les Marquises. Il éclaire petit à petit cette vallée grandiose, où vécut Hermann Melville après avoir déserté et débarqué du navire baleinier Acushnet en 1842. Nous avons rendez-vous à 7 heures avec Damiano et Matthieu, que nous avons rencontré la veille, pour récupérer un très beau régime de bananes et une bonne dizaine de pamplemousses. Nous leur donnons en échange deux cordages qui leur serviront pour leurs chèvres, une bouteille de cidre de Névez , et un moelleux au citron made in Riboul’. 

Nous retournons au bateau déposer les fruits puis rejoignons Damiano et Matthieu à la messe, au village de Taipivai. Pour accéder au quai, il faut entrer dans la rivière, mais la marée n’est pas encore haute et nous devons à plusieurs reprises lever le moteur et ramer, puis carrément porter l’annexe sur plusieurs dizaines de mètres. Les chants marquisiens valent bien ce petit effort. Les voix de tout le village et le son de la guitare s’élèvent et se mêlent à merveille dans la chaleureuse église en galets gris et en bois.

Nous sommes ensuite invités à partager le repas dominical chez Edmond, le père de Damiano et grand sculpteur. L’entrée de la maison est d’ailleurs placée sous la surveillance de deux Tikis géants. Toute la famille se retrouve autour des plats préparés par Christelle et Matthieu, tous meilleurs les uns que les autres : poisson cru au lait de coco, poké ( bananes cuites dans le lait de coco), boeuf local au chou, cochon local en sauce, poulet, riz. Edmond prend plaisir à nous parler de son art et toute la famille à nous parler de la vie marquisienne. Nous sommes reçus comme des rois et repartons les bras chargés de cadeaux : un bocal de bonbon-citron ( citron mariné plusieurs années dans le sel ), une bouteille de miel de la famille, des colliers en oursin-crayon de Rangiroa, où vit leur fils aîné. Selon Edmond, si nous avons tant de mal à quitter les Marquises, c’est que le « Mana » des Marquises nous a accepté, et nous en sommes très flattés. Mais ne serait-ce pas aussi la grande gentillesse et la génerosité des marquisiens qui nous retiennent ?

C’est donc le coeur gros que nous remontons l’ancre… Le ciel pleure, lui aussi, et nous voyons sous la pluie s’éloigner Nuku-Hiva. Apaé ( à plus, à bientôt en marquisien) Fenua Enuata (nom originel des Marquises, datant d’avant la colonisation) et Vai Ei Nui (merci beaucoup)!  Direction les Tuamotus !

Polynésie, nous voici !

Le 16 juin, après 31 jours de mer, l’ancre de Ribouldingue se pose au fond de la Baie des Vierges, anciennenment Baie des Verges, à Fatu Hiva, une magnifique baie entourée de hautes falaises toutes en nuances de vert.

Il est temps pour Ribouldingue de se reposer un peu, nous sommes fiers de lui qui nous a mené si loin.

Déjà 10 jours que nous découvrons les Marquises, ses paysages, ses fruits et ses habitants accueillants et très gentils. Il y aurait tant à raconter ! Mais ici c’est le bout du Monde, le temps prend son temps et internet aussi. Pas de réseau public puissant pour charger des photos. La mise à jour du blog se fera donc au gré des possibilités.

Nous gardons tout en mémoire et continuons de prendre des photos !

A bientôt !

 

C’est parti pour la Transpac !

4000 miles de Pacifique devant l’étrave, Ribouldingue s’élance pour la plus grande traversée de sa carrière. 

Mais comment ca se prépare un telle traversée ?

Tout d’abord il faut bien étudier la météo, les systèmes de vent, les courants… Pour choisir la meilleure stratégie pour la traversée  et le meilleur moment pour partir. La traversée du Pacifique, ce n’est pas en avant tout droit ! 

Et puis bien sûr, il faut prévoir de quoi manger et boire pendant plus de 40 jours. Nous avons fait le plein de tomates, poivrons, aubergines, patates, ananas, oranges, bananes… au très grand marché de fruits et légumes de Panama City à Abasco. Nous remplissons les cales de conserves de fruits, légumes, lait de coco, pâté, thon… depuis la Martinique. Nous avons plusieurs kilos de farine, riz, pâtes également. Et bien sûr de l’eau à gogo ! Bref, de quoi satisfaire nos estomacs exigeants pendant cette longue navigation. Les repas en mer, c’est important !


Le réservoir de gasoil est également plein, pour palier à l’éventuel manque de vent.
Le gréement a été vérifié soigneusement.

Bien sûr nous avons à bord de nombreux livres, quelques films…

La coque est propre.

Nous sommes prêts !

Vous pouvez suivre notre avancée en cliquant sur le lien dans la catégorie « Où sommes-nous ? » 

Et on se retrouve de l’autre coté !

Escale trop courte aux Perlas

Les Perlas sont un archipel au large de Panama City. Elles sont aussi un appel au repos et à la découverte de nouveaux paysages et de ses habitants très accueillants.

Quel plaisir de retrouver des mouillages solitaires après la cohue de Colon et de Panama City, les cargos, les grues et les gratte-ciels !

Malheureusement nous n’avons que très peu de temps pour en profiter, nous avons pris du retard, la Polynésie nous attend.

Nous passons une première soirée à Contadora, nous baladons parmi ses résidences chics puis partons au Nord de Isla del Rey, où Ribouldingue pose sa coque pleine d’algues et de coquillages sur la plage de Santana pour un gommage et une révision du safran. 

Un petit tour à terre pour visiter le village de San Miguel et se dégourdir les jambes avant la grande traversée du Pacifique et c’est déjà fini ! 

Ps : nous savons que vous êtes quelques – un à attendre avec impatience un article relatant notre traversée du Canal de Panama. Il est en préparation,  il sera prêt à notre arrivée aux Marquises…