Le retour des pinceaux !

Nous sommes toujours à Las Palmas de Gran Canaria, où nous avons le plaisir de passer de nouveau du temps avec Hent Eon.

Après quelques semaines de balades et de plongée, nous avons ressorti notre matériel de peinture. Objectif : redonner un coup de neuf sur le roof. C’était au programme avant le départ mais c’est passé à l’as devant la montagne de préparatifs et les imprévus qui se sont rajoutés. 

Ce n’est pas tout à fait fini mais il faut laisser sécher plusieurs jours avant de poser les autocollants, ce qui nous laisse le temps de faire notre choix. Départ en fin de semaine pour Tenerife. A bientôt !

Publicités

Travaux, ça rime aussi avec déco…

Quand on prépare un grand voyage comme le nôtre, on  pas vraiment le temps de s’ennuyer. La catégorie « travaux » du blog commence à être bien fournie. La sécurité, c’est important, mais vivre dans un bateau qui nous plaît, c’est bien aussi !

Alors cet hiver, c’est le rouleau dans une main, le scotch à masquer et le pot de peinture dans l’autre que nous avons occupé nos soirées.

Un peu de clarté pour commencer ! On s’attaque à la cabine arrière pour s’entraîner.

Et on y prend goût, alors on continue dans la cuisine.

Pour la chaleur et le soleil qu’on a pas encore, une touche de jaune dans le carré et la cuisine !

Et comme nous avons été bien sages, Monique nous a même fait des rideaux assortis : merci Momo !

IMG_20160417_162213

Encore un peu de boulot avant de larguer les amarres, mais ça prend forme… La semaine dernière nous avons sorti Ribouldingue de l’eau pour lui refaire une beauté, une dernière fois avant le départ. Au programme : soudures, peinture, ponçage et mastic sur la dérive, changement d’hélice, et bien sûr, encore du travail sur l’alternateur d’arbre d’hélice. Bientôt un article pour vous raconter tout ca !

A bientôt 🙂

Le plastique, c’est fantastique !

Fiers et heureux de partir voyager sur un bateau en aluminium, je ne pensais pas un jour pouvoir dire ça ! Mais lorsqu’il s’agit de l’eau potable du bord, quoi de mieux que des réservoirs en plastique alimentaire ?

Nous avions à bord deux cuves en aluminium de 200L, placées dans le carré, les banquettes étant construites dessus. Et puis, à force de retrouver de l’eau douce dans les fonds, en ayant éliminé l’hypothèse de la condensation et de la pluie ( étanchéité des hublots refaite en avril, voir l’article relatant les travaux), nous avons fini par conclure que nous avions une fuite provenant des réservoirs d’eau. Alors envisager de partir trois ans sans solutionner cette fuite, ce n’était pas possible !

Première étape, vider la cuve puis l’inspecter par la trappe de visite, pour se rendre compte qu’elle était pleine de concrétions blanches : de l’électrolyse ! Aïe, mauvaise nouvelle ! Nous apprenons que les premiers propriétaires se sont servis de sels d’argent pour rendre l’eau potable. Malheureusement, ces sels réagissent avec l’aluminium et créent son électrolyse.

Allez, on se retrousse les manches, il faut démonter la cuve babord, celle qui fuit, puis découper le couvercle, pour nous rendre compte qu’elle est criblée de trous, certains faisant 3mm de diamètre ! Nous l’amenons donc chez un soudeur aluminium, pour voir ce qu’il peut nous proposer. Je vous passe les détails du chargement de la cuve de 200 l dans une 206, puis du trajet de 20km aller puis retour, mais j’ai bien rigolé ! Le diagnostic tombe rapidement : impossible à réparer, la cuve a subi trop de dégâts, il faut en faire une autre sur mesure. Avec un devis à 600 euros, nous reprenons la cuve et nous nous laissons le temps de la réflexion.

20150919_135457

S’ensuit une recherche de solutions alternatives, chacune avec son lot d’avantages et d’inconvénients.

L’hypothèse de refaire les cuves à l’identique en aluminium est vite écartée, puisque cette solution onéreuse ne nous permet pas de boire l’eau, l’aluminium étant toxique notamment pour le système nerveux. Il paraît qu’on est déjà un peu fous, on ne vas pas en rajouter !

La deuxième solution qui nous apparaît est d’installer des cuves souples à l’intérieur de nos cuves actuelles en alu. Problème : lorsque les réservoirs souples se vident, un phénomène de ragage ( frottement par déplacement) se créé et entraîne le perçage du réservoir. Certes ce n’est pas instantané, mais cette solution n’est pas très réjouissante. Si on se retrouve à l’autre bout du Monde avec un réservoir percé, on fait comment ? De plus, dans nos réservoirs de 200l, nous ne pouvons installer qu’un réservoir de 100 ou 150l maximum, nous faisant perdre une capacité de 100 à 200L, ce n’est pas l’idéal.

On se tourne alors vers une troisième solution : celle d’acheter des réservoirs en plastique rigides, conçus pour les camping cars par exemple. Problème : ces réservoirs ont une forme bien définie, qui s’adaptera très difficilement à l’emplacement actuel des cuves et nous obligera à refaire tout l’habillage en bois pour récupérer nos banquettes. Le tout en perdant aussi en capacité. Pas terrible !

On en arrive donc à la conclusion que l’idéal serait de refaire nos cuves sur mesure, mais en plastique alimentaire. Mais qui pourrait nous faire ça ? Nous appelons les parents de François, qui sont justement au Grand Pavois, le salon nautique à flots de La Rochelle. Nous n’avons même pas le temps de leur expliquer notre cheminement, après un bref bonjour ils nous annoncent : « devinez quoi, on vient de voir quelqu’un qui fabrique des réservoirs d’eau sur mesure en plastique alimentaire ! Ca pourrait vous intéresser non ?  » Aaaaah, oui, bien sûr que oui ! En voilà une bonne nouvelle ! C’est donc ainsi que nous prenons contact avec Thierry Dubois, des Plastiques de l’Estuaire : http://www.plastiquesdelestuaire.com/ Un grand merci à lui !

Nous envoyons des photos et des mesures précises, et après un échange de mails, nous voilà partis quelques jours plus tard avec nos deux cuves à Arzal. En effet la cuve tribord ne fuit pas, mais ce sera sûrement bientôt le cas, et quitte à refaire le circuit d’eau pour avoir de l’eau potable, autant faire les deux. Aude et Hervé nous prêtent leur break, et après un moment très sympathique de chargement des cuves, en route pour la révolution : nous aurons des cuves plastique sur mesure, et 400l d’eau potable à bord !

Puis s’ensuit une période un peu rock and roll : pour sortir les deux cuves à eau, nous avons du démonter entièrement le carré, et répartir l’ensemble du vaigrage, étagères, et tous les objets présents, dans la cabine avant et partout où on pouvait.20151030_174718 La vie à bord n’est pas très agréable, nulle part pour s’asseoir pour manger, accès difficile au placard où nous stockons nos vêtements, plus d’eau… Nous profitons donc de l’hospitalité de nos familles et amis. Nous sommes toujours contents de partager un bon repas, et profiter d’un lit et d’une douche. Merci à tous !

Nous réfléchissons à la façon dont nous installerons les nouvelles cuves. 20151030_174656Le plastique n’étant pas structurel, Mr Dubois nous alerte sur la fragilité qu’auraient d’éventuelles pattes de fixation, comme les cuves originales. En en discutant avec Gilles, le père de François, nous décidons de demander à Mr Dubois de réaliser les cuves afin qu’elles viennent prendre place à l’intérieur des cuves en alu. Ainsi plus de problème de fixation ! Merci pour l’idée lumineuse !

Puis après quelques semaines d’attente, un vendredi nous sommes en route pour Arzal, dans un camion emprunté à mon travail, et en fin d’après-midi nous récupérons nos deux cuves en alu, et nos deux nouvelles cuves en plastique ! Youpi, nous sommes super contents !

IMG_20151025_134357

Mais ce n’est pas fini, maintenant il faut installer les nouvelles cuves, et changer tout le circuit de remplissage et de circulation d’eau dans le bateau pour que tous les tuyaux soient en plastique alimentaire.

IMG_20151114_171609

Waw, c’est b’eau !!!

Maintenant il ne reste plus qu’à concevoir et réaliser un récupérateur d’eau de pluie pour l’autonomie pendant le voyage et nous serons parés !

 

Avant le voyage, le sablage… Et une bonne dose de courage !

C’était prévu, avant le départ en voyage, la coque nécessitait un sablage… Kézako ? Utiliser du sable sous pression pour remettre l’aluminium de la coque à nu. Une fois toute trace d’antifouling enlevé, nous avons choisi de recouvrir la coque de silicate de zinc, cela ayant plusieurs avantages à nos yeux : peu de pollution : le zinc ne se disperse pas dans l’eau, nous pourrons donc frotter la coque à la brosse pour éliminer les algues, sans risquer de polluer l’eau de mer. Protection de la coque : le zinc est une anode par rapport à l’aluminium, c’est à dire qu’il le protège de l’élecrolyse, en réagissant plus vite que lui à l’electrolyse dans l’eau de mer. Bon, la mauvaise nouvelle dans tout ça c’est que le zinc n’est pas un bon antifouling, donc il faudra souvent plonger pour brosser la coque. Mais on a rien sans rien !

On avait réservé nos vacances pour ce chantier : le vendredi 24 juillet, sortie de l’eau au Port du Chateau, puis calage sur berres (merci l’équipe de la manut’ qui nous a fait ça au poil !), karcher avec rotabuse pour enlever le plus gros et voir clair ( merci Gilles et Monique et Laurent et Morgane pour les karchers !)

DSC02772                             DSC02767

Dans l’après-midi, direction Kiloutou pour aller chercher le matos : la sableuse, le compresseur, et…. une tonne de sable ! Merci à Julien et Valérie qui nous ont prêté leur voiture, et à mon boulot qui nous a prêté le camion ! Quand tout le matériel a été chargé et les explications par les pros données, nous sommes revenus sur le chantier avec pour objectif l’installation de la tente. Lors du sablage le sable étant projeté avec beaucoup de pression (plusieurs bars) il faut bien entendu protéger la zone pour ne pas abîmer les bateaux ou les voitures environnants, et que le sable soit contenu pour ne pas aller dans le système de récupération des eaux du terre-plein équipé d’un filtre.

Nous avons fini assez tard, il a fallu vite allez se coucher, pour être en forme pour le lendemain… Depuis le temps qu’on se documente, qu’on lit des forums, pose des questions, qu’on en parle… Il faut se lancer, c’est le grand jour !

Sur le pont à 6h45, vérification et consolidation de la tente. Puis c’est parti, on démarre le compresseur (sacré bruit, les restos avoisinants ont du nous maudire !), on attend qu’il soit chaud, on branche la sableuse, on hésite un peu, le sableur du jour s’équipe, on dirait un cosmonaute sous son scaphandre ! Ne pas oublier les gants en cuir et les bouchons d’oreille ! A partir de maintenant, chacun dans son monde, il est quasi impossible de communiquer, François est sourd (bruit + bouchons d’oreille) et les bâches nous empêchent de nous voir. Sous la bâche, le travail est très difficile, fatiguant et désagréable, la poussière produite bouche la vue et irrite le nez et la gorge. De l’autre côté, il faut porter les sacs de sable de 33kg et remplir la sableuse. Ce n’est pas une mince affaire mais les coups de mains se multiplient : Bruno installe une table pour faciliter le remplissage de la sableuse, Erwann et Frédérique donnent la main pour porter les sacs et nettoyer au fur et à mesure le sable qui tombe à côté de la sableuse. On avait compté deux heures pour le sablage d’une demi-coque, finalement il a fallu un peu plus de quatre heures.

DSC02778

Pas le temps de se reposer, il faut enchaîner, l’alu est exigent, il ne faut pas le laisser s’oxyder et donc le recouvrir le plus vite possible. C’est parti pour un époussetage minutieux de la coque, préparation du mélange et peinture !

P1100689  P1100691

Ouf, ça y est c’est fait on est crevés, il est 17h30… Allez, courage, il ne reste « plus que » la moitié du boulot, l’autre demi-coque.

P1100690

C’est reparti pour un tour, sablage terminé à 20h, il faut vite peindre avant qu’il ne fasse trop humide (cela accélère l’oxydation de l’aluminium). Elen alias Miss Touillette arrive nous prêter main forte, les bras chargés de melon et de pâtes au chorizo. Nous sommes pressés, avons la tête dans le guidon et ne prenons même pas le temps de manger ce délicieux repas… Nous sommes des gougeats !!!

Vous l’aurez compris, Elen se charge de remuer la préparation pendant que nous peignons la coque tous les deux. Pour l’occasion, le chauffage et le déshumidificateur sont installés sous la tente, pour garantir une température et un taux d’humidité optimales.

P1100694

22h, fin du 2ème round ! Ca y est c’est fini, on peut se reposer ? Ah non, demain pluie et vent au programme, il faut ramasser tout le sable utilisé pour qu’il n’aille pas obturer le système de filtration.

Bastien passe nous déposer sa remorque pour stocker le sable à l’abri du vent et de la pluie. Et c’est parti : pelles et balais font leur entrée en scène ! Mic et Elen nous filent un sacré coup de main, nous ne sommes pas trop de quatre !

Quelques heures de boulot, à la lumière des phares de voiture, la nuit est tombée depuis longtemps.

Puis il faut consolider la tente, pour qu’elle résiste au vent et protège au maximum la couche de zinc posée de la pluie annoncée la nuit.

A 2 heures du matin, enfin, nous voyons le bout du tunnel, c’est la fin de cette journée marathon !

Une douche, et hop au lit !

Les jours suivants seront bien remplis : il faut poser trois couches minimum de zinc, l’idéal étant une couche par 24h. Si le processus est interrompu plus de 24h, il faut lessiver la coque puis attendre 24h de séchage. Après la pluie torrentielle qui a suivi la première couche, il a fallu brosser !

Suite du programme : démontage de l’hélice, de l’arbre d’hélice, changement du joint tournant (qui réalise l’étanchéité de l’arbre d’hélice), nettoyage, graissage de l’hélice et changement du pas. Il faut aussi changer la vanne d’admission d’eau de mer du circuit de refroidissement du moteur.

Et bien sûr : peinture puis installation de la poulie et des courroies qui seront utilisées par l’alternateur d’arbre d’hélice.

IMG_20150730_185900     DSC02794

Avec en bonus : décollage de tous les autocollants de la coque pour en mettre des nouveaux. Des heures de boulot, à progresser centimètre par centimètre. Patience quand tu nous tiens !

DSC02798  DSC02816   DSC02818  DSC02822

10 jours après la sortie d’eau, ouf ! Remise à l’eau !

DSC02833 DSC02839 DSC02861

Après une première navigation dans la rade pour tester nos modifications, aïe aïe aïe, la poulie n’est pas bien fixée à l’arbre d’hélice, il faut la ré-installer au plus vite… Et donc ressortir le bateau. Flûte alors !

Direction le lendemain au moulin blanc, où nous pouvons poser Riboul’ sur la cale, c’est un peu sport avec une peinture neuve, mais c’est gratuit. Alors on se retrousse les manches, ou plus exactement le capitaine emprunte la combi de son mousse préféré et se mouille pour aller installer des poutres sous le bateau.

DSC02868     DSC02872

Après un peu de stress au moment où le bateau se pose, l’arbre d’hélice est démonté, la poulie ré-installée… A 22h on flotte… Ca sent bon les vacances !!!!! Ciao Brest, on part deux semaines se reposer et profiter et… NAVIGUER !!!

DSC02936

Un grand merci à tous ceux qui nous ont aidé : Mic, Bruno, Patrick : les gars de la manut’, pour leur soutien, leur aide matérielle sans faille (merci pour le Goupil, le compresseur, le tuyau d’eau et tutti quanti !)

Elen, alias Miss Touillette.

Gilles et Monique, respectivement le spécialiste arbre d’hélice et la spécialiste décollage autocollant.

Erwann et Frédérique, les marchands de sable de Masema.

L’équipe de Kiloutou, pour leur aide précieuse, leur disponibilité, leur gentillesse et leurs conseils.

Mic, son collègue et Lumiplastique, pour la réalisation et surtout la pose des autocollants.

Mic et Emeline, pour la soirée pizza réconfortante.

Aude, Hervé et Lisa pour leur hâvre de paix, qui nous a regonflé à bloc dans la dernière ligne droite.

Julien et Valérie, pour la bâche, l’escabeau et la voiture.

Silicone en avril, étanchéité sur le fil

Un moment déjà que nous n’avons pas rédigé d’articles. Non que nous ne fassions plus rien, bien au contraire. Les vacances d’avril nous ont permis de refaire l’étanchéité des hublots, ce qui n’était pas une mince affaire. Nous avions besoin de beau temps, et nous en avons eu, mais il n’en aurait pas fallu moins. La première étape du chantier était de dévaigrer (enlever le vaigrage : ensemble des pièces placées sur la coque à l’intérieur du bateau), puis sortir les pièces de bois pour ne pas encombrer le carré. Bebert est venu les chercher pour les stocker en lieu sûr, Gobi a accepté de leur faire de la place dans son garage, merci à eux ! Deuxième étape : enlever les hublots, gratter la coque et les hublots au cutter ou à la raclette pour éliminer tous les résidus de silicone. Je ne vous cache pas que cette étape, nécessitant patience et application, fut mon étape préférée ! Heureusement, les copains brestois sont venus nous prêter main forte, outils et bonne humeur. Elen, Gobi, Dusanka et Bebert ont travaillé sans relâche du matin au soir. Merci !

20150422_133143       20150421_114801         20150421_114810

Aux endroits où la peinture s’était écaillée, il fallait poncer pour mettre l’aluminium à nu, nettoyer à l’alcool puis appliquer une couche de « jaune » (note pour les non initiés au langage du capitaine : acralu ou primaire d’accroche) puis cinq couches de « gris » (interprotect : primaire), pour enfin appliquer une ou deux couches de « blanc » (peinture blanche). A certains endroits, nous avons fait le choix de poncer entièrement l’aluminium et de mettre en place le hublot avec du silicone, directement sur l’alu. Cela a permis de supprimer toutes les étapes de peinture. Ca change pas mal l’esthétique, il va falloir nous y habituer. Et refaire quelques améliorations quand même. Troisième étape : remettre en place les hublots, avec du silicone neuf. Nous avions trouvé sur internet l’astuce d’incorporer au silicone frais des cales de silicone sec de 5mm, pour qu’on puisse venir les écraser en vissant les hublots, et réaliser ainsi un serrage définitif dès la mise en place. Le challenge est toujours de bien positionner le hublot, d’avoir mis du silicone en bonne quantité, puis de venir visser en gardant une épaisseur de joint suffisante, et enfin que le résultat esthétique soit correct. Le bateau a été impraticable pendant quelques jours, nous avons du trouver refuge chez des copains compatissants. Avec la poussière due au ponçage, les nombreux outils, les morceaux de silicone, la peinture, les chiffons, les pinceaux et autres réjouissances, difficile de mettre un pied devant l’autre. Voici un aperçu du désastre :

IMG_20150422_162936                              IMG_20150422_162904 Nous devions avoir fini toutes ces étapes avant l’arrivée de la pluie. J’étais devenue accro au site de Météo France, surveillant chaque soir si nous pourrions encore profiter d’un jour sans pluie le lendemain. Pour le dernier jour de travail, le vendredi, la pluie était annoncée à 13h. Gobi est venu nous aider à terminer, et ouf ! à midi la dernière vis était posée ! Victoire ! A 13h, comme prévu, les premières gouttes de pluie se sont fait un plaisir de venir tester notre étanchéité toute neuve. Et nous, nous sommes partis fêter ça au resto indien. Avant de revaigrer, nous voulions repeindre les vaigrages en blanc, pour donner une touche de neuf à l’intérieur de Riboul. François s’en est occupé pendant la semaine qui suivait, puisqu’il prolongeait ses vacances. On en a également profité pour repeindre en blanc la paroi du fond du carré et la descente, et améliorer l’isolation en appliquant une couche d’isolant mince multicouche partout où l’aluminium était à nu.

    IMG_20150503_104419          20150501_134033                                                               20150501_134055

Puis il a fallu revaigrer et faire les retouches de peinture à l’intérieur, découper le silicone en surplus, pour que tout soit joli. On est plutôt content du résultat. Il va falloir maintenant passer à la phase de test en conditions. Au prochain bord de près, s’il y a un peu de houle, nous espérons que Riboul restera bien sec. La suite au prochain épisode !

Un week-end de Pâques électrique !

Sur Ribouldingue ce week-end, Pâques n’a pas rimé comme à l’habitude avec poules, poissons et œufs en chocolat. Non, non. Cette année, nous avons préféré fils rouges, noirs, coupes-circuit, cosses, fer à souder et autres douceurs du genre…

Nous avons repensé le montage électrique pour sécuriser l’utilisation des batteries. Nous avons supprimé le gros coupleur d’origine, et l’avons remplacé par quatre coupes-circuit indépendants : un pour le neutre (le négatif ), un pour le parc de batterie « service », un qui fait office de coupleur en cas de besoin pour le démarrage du moteur, et un pour le parc de batterie « moteur ».

Nous avons également installé un chargeur d’alternateur pour une recharge plus performante des batteries par l’alternateur du moteur.

Après plusieurs heures de travail, ouf, le résultat est là !

Et voici ce que ça donne :

20150405_185929       20150405_193506