Un sacré dilemme…

Novembre 2017, Papeete, île de Tahiti, Polynésie Française. Nous vivons un tournant dans notre voyage. Cela fait un an et demi que nous avons cessé notre activité professionnelle et que nous vivons et entretenons Ribouldingue sans aucun revenu. La caisse de bord n’est pas vide, mais elle a bien sûr diminué, petit à petit et de gros frais s’annoncent. Il va falloir décider de ce que nous voulons pour la suite du voyage, la suite de l’itinéraire. Nous sommes arrivés en Polynésie, premier grand objectif de notre périple. Nous voulons y rester, le temps d’en profiter, de s’émerveiller encore de ses lagons, ses montagnes, ses fruits, et bien sûr ses habitants si accueillants et si gentils.

Plusieurs possibilités s’offrent à nous : repartir aux Tuamotu puis aux Marquises pour y passer la saison cyclonique, de décembre à mars, et continuer ensuite notre route à l’Ouest, via les Tuamotu, les Iles Sous le Vent, les Iles Cook, Les Fidji, les Samoa, et enfin la Nouvelle-Calédonie où nous nous arrêterons pour travailler et renflouer la caisse de bord qui sera vide ou presque.

Deuxième option : s’arrêter maintenant à Tahiti, y trouver du travail, puis continuer notre route vers l’Ouest et ne rester en Nouvelle-Calédonie que le temps de la découvrir et de la visiter.

Il faut maintenant peser le pour et le contre de chaque option, pour prendre notre décision. Les avantages de la première option : nous retrouvons rapidement les Marquises que nous avons eu tant de mal à quitter, nous passons la saison des cyclones à l’abri, puisque les Marquises sont hors zone et ne sont pas concernées, nous continuons pour le moment à vagabonder au gré du vent et de nos envies. Inconvénients : s’arreter en Nouvelle-Calédonie pour y remplir la caisse de bord implique d’y passer au moins une saison cyclonique, et les statistiques de Météo France indiquent en moyenne 3,2 événement cyclonique par an sur les quarante dernières années dans cette zone, la plus active du Pacifique Sud. Ça reste des statistiques, mais ça ne fait pas rêver.

Les avantages de la deuxième option : vivre à Tahiti en y exercant notre metier, découvrir le rapport à la maladie et au handicap dans la culture polynésienne, tisser des liens plus durables, arrêter d’être de passage et toujours sur le départ. Inconvénients : laisser nos habits de vagabonds au placard pour un moment, ne naviguer que très peu les prochains mois, payer la papeetisation : taxe equivalente a 7% de la valeur du bateau et dont nous sommes redevables en devenant résidents en Polynésie.

Que choisir, que faire ? Nous vivons quelques jours et quelques nuits agités, en tournant ces deux options dans tous les sens, en trouvant sans cesse de nouvelles idées ou de nouveaux arguments qui nous poussent tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre. Cette décision est vraiment difficile à prendre, et ce qui nous retient le plus, au final, est de quitter cette vie de vagabonds des mers que nous aimons tant, cette liberté que nous avons touchée du doigt.

Alors, on reste à Tahiti ou on fait route vers les Marquises ? La suite au prochain numéro !

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