D’îles en îles, d’aventure en aventure…

C’est devenu une tradition : nos invités rédigent un article racontant leur séjour. Je laisse donc la plume à mes parents, qui nous rejoignent à bord le 2 octobre pour un mois de folie, à la découverte de la Polynésie.

Bonjour ! Nous revoilà sur Ribouldingue ! Nous sommes le 4 octobre. Aujourd’hui  nous visitons Papeete ! C’est une belle ville. Des efforts sont faits pour maintenir la ville accueillante : un bataillon d’ouvriers munis de souffleurs, balais et autre instruments de nettoyage sont à l’œuvre de bonne heure le matin. Petit tour sur la promenade qui longe le lagon et la Marina. Un bassin est aménagé tout le long des quais et nous permet de découvrir toute sorte de poissons. Petit tour de l’ile en voiture. Nous nous arrêtons auprès d’un Belvédère,  et nous avons la chance de voir depuis les hauteurs une baleine qui nous offre un festival de sauts. C’est très surprenant si près de la côte et nous restons bouche bée. Le soir, nous assistons à une très intéressante conférence sur les récifs coraliens du Pacifique, et les méfaits de la pollution sur l’environnement marin. Dommage que décalage horaire aidant nous piquions un peu du nez ! Le lendemain nous partons pour Moorea, première étape de notre périple vers les Iles sous Le Vent ! Le temps est magnifique, la mer est superbe la navigation s’annonce calme !

Nous voilà sur les hauteurs de Moorea, la grimpette a été difficile sous la chaleur, mais quel spectacle : la vue sur la baie de   Cook et d’Opunohu valait le détour. Récompense suprême, sur le retour nous nous arrêtons au lycée agricole et, avant la visite, nous dégusterons de merveilleuses glaces au lait de coco, à la mangue, parfumées à la vanille, à la fleur de tiaré… Le lendemain, courte balade de 20 km (il paraît que j’avais besoin de motivation) pour aller faire des courses, à la banque et voir de près la baie de Cook, et surtout visiter la fabrique de jus de fruit. Surprise ! Ils font des vins d’ananas et du rhum ! Différents de ce que nous connaissons, mais agréables à découvrir.


Et nous voilà partis pour Bora-Bora ! 36 heures de navigation en perspective, avec, pour nous, une grande première : la navigation de nuit ! Le calme qui règne la nuit sur un voilier est surprenant. Nous sommes au portant. On n’entend que le bruit des vagues sur la coque,  le vent dans les voiles. Une multitude d’étoiles scintillent tout là-haut, la lune nous éclaire et nous sommes envahis par un sentiment, de paix, de tranquillité ! Le bonheur pur ! Autre moment de bonheur pendant la traversée, à une centaine de mètres, les ébats d’une baleine qui se livre à ses exercices de sauts quotidien : sur le dos, sur le ventre, sur un aileron, battements de queue, nous retrouvons notre émerveillement d’enfant.
Nous sommes à Bora-Bora, découverte du snorkeling pour moi : j’ai observé un poisson coffre, une multitude de petits poissons bleus, un gros concombre de mer et une raie ! L’eau est claire à cet endroit. Le lendemain nous partons pour le centre du lagon, et  là quelle déception ! La vue est saccagée par de multiples installations hôtelières qui s’avancent sur pilotis. L’eau est opaque nous ôtant toute envie de bain. Nous ne nous éternisons pas et  repartons pour le premier mouillage, la corvée de lessive, courses diverses et variées, plein d’eau nous attendent, avant le départ pour Tahaa.


L’ile est superbe, dépaysante ! La végétation est luxuriante,  les couleurs sont vives, les maisons sont coquettes, les jardins bien entretenus. Nous visitons une ferme perlière. Les explications sur la culture des perles sont très  intéressantes. Quand nous sortons il tombe des cordes ! Nous sortons les cirés qui sont vraiment les bienvenus. La pluie fut-elle tropicale n’arrête pas les bretons que nous sommes. Le paysage est vraiment magnifique ! Des petits bouts de cartes postales, assemblés les uns aux autres.  Un pick-up bâché qui organise des « safaris» nous emmène au village, le même pick-up nous ramènera  juste où nous avons attaché l’annexe. Les gens sont vraiment sympathiques.

Départ pour Raiatea. Arrivée sans problème, le soleil est de retour et nous programmons « l‘escalade » du mont Tapioii, 294 m de dénivelé. Quelle épopée sous le soleil ! Le jeu en valait la chandelle ! Nous avons une vue, pratiquement à 360° sur le lagon entier ! Quel spectacle ! Les couleurs sont extraordinaires, cela va du bleu marine au bleu turquoise en passant par toutes les nuances de bleu. Le pique-nique, prend des allures de festin tant nous sommes éblouis par le panorama qui s’offre à nous. 

Départ pour Huahine, où nous changerons de mouillage tous les jours. Nous sommes  proches du centre du village de Fare. Le soir nous mangeons dans une roulotte. Pour Emeline et moi ce sera poisson cru au lait de coco et riz, une petite merveille ! Les garçons, moins aventureux, ont pris  poulet grillé frites pour Gilbert et hamburger frites pour François ! Tout le monde s’est régalé. Nous leur avons  demandé les prévisions météo, réponse : il y a 10 ans encore je pouvais  prévoir le temps du lendemain sans me tromper. Depuis 10 ans environ, je ne peux plus. Les choses ont changé, les saisons ne sont plus marquées comme autrefois et le temps n’est  plus prévisible ! Réchauffement climatique, bouleversement des saisons et du temps comme dans toutes les autres parties du monde, ce ne sont pas eux qui polluent, mais leur environnement est perturbé quand même ! C’est triste ! 
En route pour le sud de l’Ile. Arrivée à Paputea, mouillage dans une eau particulièrement limpide et attirante, et le soir la chef Emeline s’est surpassée en nous préparant des crabes au lait de coco et curry, un régal pour les papilles. Nous ne sommes pas très loin d’un hôtel, mais il n’est pas très grand et s’intègre parfaitement au paysage. Leur embarcadère nous permet d’accéder facilement à la plage. Le matin Gilbert et moi partons pour une balade pendant qu’Emeline et François s’attaquent au grattage de la coque de Ribouldingue qui est pourvue de véritables cheveux verts d’une bonne longueur !!! 


Nous poursuivons notre découverte. Quelle splendeur ! Un lagon comme on en voit au cinéma : de l’eau turquoise à perte de vue. Comme Riboul est un dériveur nous mouillons dans 1,20m d’eau. Nous sommes seuls au monde. Nous nous baignons avec un plaisir fou ! A quelques mètres l’eau est bleue profond signe que les fonds sont importants et là où nous sommes nous avons pied ! 

Aujourd’hui nous sommes à l’est  du lagon ! Une surprise de taille nous attend. Nous avons à peine franchi la passe que nous voyons des évents de baleine ! Impossible, pas dans un lagon ! Et bien si ! Même qu’elles sont 3 ! Vraisemblablement la maman et 2 baleineaux ! Incroyable ! Nous sommes émerveillés ! Un habitant nous propose des mangues, il nous amènera également un corossol et  des jeunes noix de coco dont nous boirons le jus très désaltérant et mangerons la pulpe tendre et fraîche. Il n’acceptera aucun paiement. 
Et voilà, il faut songer au voyage du retour, demain départ à 6 h nous regagnons Moorea. Trajet de 24 h prévu. La navigation s’annonce au près. Pas très confortable d’être sur un bateau qui gite, surtout dans la cabine avant. C’est une véritable machine à laver ! On est bousculé dans tous les sens ! L’eau frappe sur la coque et on entend un bruit de lave linge ! Je chasse Gilbert de la couchette du carré et l’envoie dans la cabine avant. Chacun son tour ! Je réussis à me rendormir presque jusqu’à la fin du voyage  les eaux se sont un peut calmées et mon estomac appréciera tout particulièrement notre arrivée dans le lagon de Moorea ! Surprise ! 7 ou 8 dauphins nous rejoignent dans le lagon et nous tiendront compagnie pendant toute la journée. Le lendemain ce sera un requin gris qui viendra tourner et virer près du bateau. Bien que réputé non dangereux, je m’abstiendrai de me baigner tant qu’il rôde dans les parages.

Voilà ! C’est fini ! Je garderai en mémoire l’impressionnante  vision de François perché sur la barre de flèche guidant Emeline à la barre pour l’entrée dans les passes, pour le choix du meilleur mouillage parmi les patates de corail ! Je n’oublierai pas non plus les somptueux petits-déjeuners (pancakes, crêpes, pain perdu), fondants au chocolat, thon mijoté au lait de coco, concoctés par Emeline, ni les merveilleux  pains fourrés et pizza préparés par François.
A l’aéroport, le 1er novembre, Emeline et François nous passeront au cou un collier de coquillages venus directement des Tuamotu. Cette fois c’est bien fini ! Il faut partir ! Je suis très triste de laisser Emeline et François et la Polynésie ! C’était un merveilleux séjour ! 

Mais d’autres aventures nous attendent les vacances ne sont pas finies ! A nous l’Australie !

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5 commentaires sur “D’îles en îles, d’aventure en aventure…

  1. Une pensée pour la voyageuse de l’IEM et bien sûr un très bonne année 2018 à vous 2 !!! Encore de beaux paysages et de belles rencontres. Bisous 😘

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  2. « Follow Ribouldingue ! »
    Pourquoi n’avons-nous pas suivi conseil ? 😉
    Heureusement nous prenons un réel plaisir à partager vos aventures même à distance et peut-être qu’un jour prochain ce sera notre tour.
    On vous embrasse très fort.
    A bientôt
    Sothy et Christophe

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